20 novembre 2008
Les textes anciens ont survécu aux terribles guerres, aux triomphes éphémères. Il suffit de s’ouvrir à leurs paroles.
Élie Wiesel
La Cananéenne
(Matthieu 15, 21-28)
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Itinéraires de croyants
by
Croire Jeunes
,
le 29/01/2007
Caroline, Brigitte et Bernard racontent leur chemin de foi : recherches, rencontres, découragements, convictions…
C’est mon choix Je suis née dans une famille catho et j’ai même fait mon primaire dans le privé. Mais ce n’est pas cela qui m’a poussée : j’étais la mauvaise élève qui ne connaissait pas la Bible par cœur et qui posait trop de questions parce qu’elle trouvait tout ça trop beau et trop facile. Après, je me suis éloignée de la religion et dans ce domaine mes parents n’avaient plus d’influence sur moi. Quand j’ai changé d’établissement scolaire, je suis allée faire un tour à l’aumônerie, parce qu’apparemment c’était dynamique. Là j’ai fait des rencontres, j’ai beaucoup discuté et après des voyages à Rome et à la campagne avec cette aumônerie, j’ai vraiment commencé à croire en Dieu. Mes parents ont fait en sorte que je puisse librement choisir et ne m’ont pas forcée. Nous sommes quatre frères et sœurs, mais nous ne sommes que deux à nous investis dans la religion après réflexion. Les autres ont tout abandonné. Mon éducation n’a fait que me monter les différents chemins qui se montraient à moi : croire ou non. Et maintenant comme tout le monde, je passe par des moments de doute, mais aussi beaucoup de moment de bonheur. (Caroline) La foi, un chemin Mon itinéraire de croyante est fortement lié aux événements de ma vie. Telle rencontre, telle parole, tel texte… Voilà ce qui a peu à peu modelé ma relation à Dieu. Dieu, notre Père agit dans nos vies : il répond à nos demandes bien plus loin que ce que nous attendions. Sur les dix dernières années, je vois trois axes de découvertes, de chemin : - l’eucharistie : aujourd’hui, elle est ma vraie nourriture. La joie qui vient d’au-delà des événements de chaque journée, je la reçois en communiant au Corps du Christ. Mes premiers pas vers la découverte de ce mystère, je les ai fait au cours d’une marche dans les Causses. - la confiance : s’abandonner à Dieu et tout remettre entre ses mains. Le laisser nous guider vers la Vie. Ce chemin vers la confiance, je l’ai découvert, aidée par la méditation de la prière de Charles de Foucauld : « Mon Père, je m’abandonne à Vous, faites de moi ce qu’il vous plaira". - la prière des psaumes : en participant aux offices de différentes communautés religieuse, j’ai été touchée par tel ou tel verset que je reprends quand je prie. (Brigitte) Questionnement et rencontre J’ai reçu une éducation plutôt catholique (lycée privé, catéchisme). Mais je me suis éloigné de la foi car elle n’avait pour moi ni importance, ni utilité. Ma véritable rencontre avec la religion s’est faite par hasard, lors du pèlerinage des étudiants à Chartres. Je me suis vraiment décidé sur un coup de tête. Je ne savais pas trop où je mettais les pieds et j’avais même un peu peur : je ne savais pas comment un non-croyant serait accueilli. Ce week-end a été l’occasion de parler avec des croyants qui avaient leurs certitudes et leurs doutes. Ils essayaient de mettre leur foi en relation avec leur vie de tous les jours. J’ai pu reposer des questions que je ne posais plus, faute d’interlocuteurs ! j’ai eu envie d’aller plus loin dans cette recherche, car je sentais quelque chose en moi qui vibrait. Depuis, les rencontres m’ont permis de poursuivre mon évolution, tant au niveau de la foi qu’au niveau des idées et du sens de ma vie. Ainsi, la misère m’a toujours révolté. Je pense que je pourrais apporter quelque chose aux personnes qui n’ont pas eu autant de chance que moi dans la vie. Ma rencontre avec Dieu est liée à ma décision d’ouvrir mon cœur et de me poser des questions sur le sens de ma vie. Même si la réponse doit être qu’il ne croit pas en Dieu, chacun ressortira grandi de prendre le temps de faire cette démarche. (Bernard)
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Posté par VIOLETTE le 03/02/2007 13:44
Même quand on a la foi on est seule, seule avec les évènements de tous jours, l'histoire mêlée à notre entourage qui nous accable, des amis bien trop loin. Il peut arriver des moments on ne croit plus rien, en rien. Je sais qu'une main quelques fois me sauve, quelques fois presque rien me remet en route. Je suis souvent bien bas avant qu'on me sorte de là . Même aimer est trop difficile, alors j'aime toute seule, dans mon coin. Je continue à aimer, j'aime pour exister dans le chaos autour de moi