03 septembre 2010

Notre unique obligation morale est de défricher en nous-mêmes de vastes clairières de paix et de les étendre jusqu’à ce que cette paix irradie vers les autres. .
Etty Hillesum, juive hollandaise morte à Auschwitz en 1943
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A la suite de Marie

by Geneviève Pasquier ,  le 26/01/2006

Huit jours après la naissance, elle présente Jésus au temple, comme c’est la coutume de l’époque. Un vieil homme appelé Syméon prend l’enfant dans ses bras et a cette phrase extraordinaire : «Maintenant, Souverain Maître, tu peux, selon ta parole, laisser ton serviteur s'en aller en paix ; car mes yeux ont vu ton salut, que tu as préparé à la face de tous les peuples, lumière pour éclairer les nations et gloire de ton peuple Israël» (Luc 2, 29-32).Comment l’a-t-il su ? Pourtant il n’y a pas eu de pub.

Puis elle et Joseph sont obligés de fuir en Egypte pour protéger la vie de leur enfant. Franchement un peu dur comme début de vie de famille : être obligé de fuir pour que Jésus survive.

Jésus grandit. Je parie également qu’il a eu une quelconque maladie dans son enfance, et que Marie s’est installée à son chevet pour le rassurer et le soigner. Et à 12 ans, il fugue. Comme tous les parents du monde, elle a dû paniquer quand il n’est pas reparti avec eux lors de leur voyage à Jérusalem. Là, Marie comprend que, comme tout parent, elle n’est pas «propriétaire» de son enfant. Elle et Joseph sont invités à respecter la vocation de leur fils.

Une fois devenu adulte, Jésus court les routes de son pays, annonce le Royaume de Dieu. Marie est présente. Aux noces de Cana (Jean 2, 1-12), elle propose à ses proches de faire confiance à Jésus : «faites tout ce qu’il dira». Jésus dérange et immanquablement il se fait des ennemis. Il est arrêté, jugé et condamné. Marie est là. C’est elle qui le reçoit mort dans ses bras au pied de la croix.

D’accord, c’est un peu rapide comme description des événements qui ont jalonné la vie de Marie. Mais relaté de cette manière, cela met en relief le fait que la vie n’a pas dû épargner Marie. Et pourtant Marie est un modèle de vie. Et la vie, c’est fait de peines et de joies, de faiblesse et de force, d’inquiétude et de confiance. Marie a traversé la vie avec confiance, car elle a accompagné dans la foi, le dessein de son fils. Elle a été une «sentinelle» auprès des amis et disciples de son fils. Elle veille, attentive aux besoins des hommes.

C’est la première qui a cru à chacune des grandes étapes décisives de la vie de son fils. On peut l’appeler la première des croyantes et, comme nous y invite le chant: «la première en chemin, Marie tu nous entraînes à risquer notre ‘oui’ aux imprévus de Dieu...», prendre sa route pour suivre le Christ.

 
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