28 aout 2008

Le christianisme ne fait que commencer.
Alexandre Men, prêtre russe orthodoxe, martyr.
Accueil < In ze Bible < Pierre, le c...des apôtres < Ordination à la saint Pierre
Document Actions

Ordination à la saint Pierre

by Propos recueillis par Romain Mazenod – Croire Aujourd’hui ,  le 26/06/2006

Traditionnellement les ordinations presbytérales ont lieu le dimanche le plus proche de la fête de la saint-Pierre et saint-Paul. Deux apôtres qu’on ne peut séparer. Ils sont les deux piliers de l'Église.

À 29 ans, Etienne Guillet fait partie des cinq séminaristes du diocèse de Versailles qui ont été ordonnés fin juin 2006. Du scoutisme à la prêtrise, il dévoile avec simplicité l’histoire d’une foi chevillée au corps.

Les gestes vifs, le débit rapide, le sourire malicieux : difficile de résister à cet enthousiasme, à cette énergie débordante. Au séminaire des Carmes qu’abrite l’Institut catholique de Paris, Etienne Guillet conduit son visiteur, d’un pas décidé, à travers les couloirs de cet ancien couvent. De part et d’autre, les chambres. «Entre cellules monacales et placards» glisse-t-il en riant. Il faut voir ses yeux pétiller lorsqu’il évoque cette vie fraternelle qu’il partage avec les autres séminaristes, un lieu d’Église «ni lisse, ni monochrome»
Depuis son enfance à Louveciennes, dans les Yvelines, Etienne Guillet a parcouru du chemin. Frais émoulu de l’Edhec, à Lille, il s’envole vers la Thaïlande où il effectue sa coopération. De là, il entreprend de nombreux voyages dans les pays asiatiques qui lui donnent l’occasion de découvrir un visage nouveau de l’Église, celui de chrétiens qui vivent leur foi contre vents et marées. De son enfance, il a gardé un émerveillement face aux arts du cirque. Une passion qui le conduit à accompagner spirituellement une partie de la famille Bouglione. Il monte, avec eux, une messe de Noël qui se tient désormais chaque année sous chapiteau.
En septembre, Etienne Guillet partira étudier à l’Ecole biblique de Jérusalem. Avant de retrouver la paroisse Sainte Bernadette à Versailles. Mille et une occasions d’assouvir sa soif de rencontres et son désir de servir.   

Comment est née votre vocation ?
Mon chemin peut paraître classique. J’ai grandi dans une famille chrétienne mais pas «cul-bénit». On ne faisait pas des sermons sur la foi en permanence mais on la vivait avec pudeur et une certaine justesse. Il y avait toujours du monde à la maison, souvent des gens en galère. J’ai donc été assez vite habitué à accueillir l’autre.
Et puis, j’ai grandi dans le scoutisme pour lequel j’ai une grande reconnaissance. J’y ai effectué le parcours ordinaire du louveteau au chef de troupe, ce qui m’a permis de comprendre progressivement qui est le Christ et ce à quoi il nous invite : devenir responsable, c’est-à-dire au service du plus jeune, oser témoigner de la foi auprès de l’adolescent en utilisant ses mots à lui. Très vite, j’ai pris goût à cette transmission. Je crois que ça ressemble beaucoup à ce que vit un prêtre.

Avez-vous le souvenir d’expériences de foi déterminantes ?
Vers 18 ans, j’ai eu un déclic. Avec des copains scouts, nous étions invités à prendre un engagement auprès des plus jeunes. Nous nous sommes demandés : est-ce que la foi chrétienne, c’est simplement ce que nous ont transmis nos parents ou bien est-ce qu’on la reprend à notre compte ? Et on a décidé que cette foi, on y avait trouvé de belles choses et qu’elle était vraiment la nôtre. Pour ne pas se payer de mots, on s’est engagé à aller, un soir par mois, porter à manger aux SDF dans le métro et à dîner avec eux. On avait conscience que la foi va de paire avec la charité, qui respecte la dignité de la personne et s’inscrit dans une relation réciproque.

Vous étiez déjà certain de vouloir devenir prêtre ?
Non, cette décision remonte aux JMJ de Paris, en 1997. Un soir, après avoir servi la soupe aux pèlerins, je me suis assis, au fond d’une l’église. Un prêtre est venu me voir, m’a demandé si je n’avais jamais pensé à être prêtre et m’a conseillé d’y réfléchir. J’étais fatigué et je ne le connaissais pas. En descendant les marches, à la sortie de l’église, je me suis dit qu’il avait raison. En marchant à la suite du Christ, en servant mes frères et mon époque, je serais le plus fidèle à ce que je suis profondément. J’ai ressenti une grande joie et une grande paix à avoir pris une décision qui correspondait à ce à quoi j’aspirais en vérité.
Avant mon entrée au séminaire, je suis parti en coopération en Thaïlande pendant deux ans. Une expérience dure et éblouissante à la fois, très formatrice sur les plans humain et spirituel. Pendant la moitié de la semaine, je m’occupais de l’aumônerie d’un lycée français et pendant l’autre moitié, je visitais les détenus dans les prisons. J’ai eu l’occasion de rencontrer des prêtres missionnaires qui avaient tout lâché pour annoncer le Christ. Quand je me souviens d’eux, je me dis que tous les coups sont permis pour faire connaître Jésus !

Recevoir l’ordination dans une société qui prône la réussite individuelle, matérielle, n’est-ce pas un acte un peu fou ?
Je le vis comme une aventure. Les prêtres ont une vie sociale peu commune. Qui d’autre a la chance de partager, dans une même journée, la douleur de ceux qui sont dans la maladie ou la joie d’une naissance ? D’être auprès de toutes ces personnes avec un tel niveau d’humanité et de profondeur ? Ce sont des émotions fortes dont on doit savoir rendre grâce à Dieu.
Dans le même temps, au séminaire, on ne nous entretient dans aucune espèce d’illusion : on sait bien quelle sera la difficulté de nos jours, notamment celle du célibat ; on a conscience aussi d’être au service d’une Église, en France, en voie de décroissance.

Être prêtre dans une Église minoritaire sur le plan de la pratique religieuse, qu’est-ce que cela change ?
Nous sommes dans une situation d’annonce de la foi qui est souvent une première annonce. Il faut, je crois, inventer un nouvel esprit de mission qui soit joyeux sans être agressif.
En tant que prêtre, j’espère garder toujours le lien avec trois groupes : celui des chrétiens de base, dans les paroisses, puis ceux que j’appelle les «petits de Dieu» - les plus pauvres, les plus simples – et enfin les non chrétiens. Mais par-dessus tout, je souhaite conserver le contact de la vie de prière. Sinon, le prêtre court le risque de devenir une sorte de «cadre sup» de l’Église. Or, je suis avant tout un compagnon du Christ qui veux faire découvrir Celui m’a appelé quand j’étais plus jeune, Celui qui m’a rejoint et sauvé de plusieurs de mes angoisses. C’est cet Ami-là que j’ai envie de faire connaître.

 

 vocation
Posté par vincentf le 22/06/2006 13:34

Comment savoir si j'ai une vocation,

 re : vocation
Posté par charlottep le 05/07/2006 17:08

Qu'est-ce qui te passionne dans la vie?

 Merci et avec toi
Posté par lepercqm le 23/06/2006 22:07

Je ne suis que un des cousins de ta mère.

De tout coeur avec toi.

Des amis de Saint Germain m'ont dit lle plus grand bien de toi

Michel

Votre point de vue

Vous pouvez donner votre avis en remplissant le formulaire ci-dessous. Pour voir quelle apparence aura votre message avant de le valider, cliquez sur "Affichez un aperçu".

Vous n'avez pas ouvert de session. Vous devez saisir votre nom d'utilisateur et votre mot de passe ci-dessous. Si vous ne le faites pas, votre commentaire ne sera pas déposé.



(Required)
(Required)
 
Qui sommes-nous ? | Contacts | Mentions légales | | | >> Log in