Une fois encore, la rentrée scolaire indique le retour du temps ordinaire.
La parenthèse de l’été, où nous avons souvent abordé les événements et nos relations avec un autre regard, vient de se refermer. Dans quels sentiments sommes-nous en ce mois de septembre? Pleins d’entrain pour ceux que le temps des vacances a reposés et dynamisés, soulagés pour ceux que cette période de l’été isole ou inquiète, moroses pour ceux que le retour au rythme connu désole et démotive, inquiets pour ceux qui appréhendent les mois à venir… Il y a parfois un peu de tout cela en nous, au moment où, reprenant le cours habituel des choses, nous regardons notre vie scolaire, professionnelle, affective, sociale, spirituelle, ecclésiale…
Avant que le pli des habitudes, les bonnes et les moins bonnes, ne se reprenne, et que nos agendas ne se noircissent trop vite, arrêtons-nous un instant. Que voulons-nous vivre cette année? Nous retrouvons souvent les mêmes personnes, les mêmes lieux, les mêmes fidélités. Qu’est-ce que l’été avec son lot d’événements, proches et lointains, a déplacé, interrogé, encouragé? Qu’allons-nous risquer de nous-mêmes dans les mois à venir? Quelle attention allons-nous porter au monde qui nous entoure pour que la rentrée ne soit pas simple routine un peu fade et sans surprises ?
Risquer sa vie, c’est d’abord habiter nos paroles et nos décisions, refuser les conformismes et le prêt-à -penser facile; c’est choisir ce qui va nous rendre plus vivants, consentir à donner de soi aux autres sans attendre en retour. Mais c’est aussi faire confiance à nouveau, tenter une parole, mettre en œuvre ce qui a germé ces derniers mois, répondre à un appel, dénoncer ce qui n’est pas ajusté, choisir la patience…. Ces risques-là , petits mais réels, se vivent au quotidien. Ils demandent ouverture et veille intérieure pour qu’au-delà de l’éparpillement des sollicitations, l’unité de nos existences apparaisse dans l’accueil de l’essentiel. C’est là où Dieu se tient.
Posté par lucie le 18/01/2007 17:08
parfois c'est simple, parfois c'est impossible, parfois je suis trop fatiguée pour le faire alors j'attends et ... finalement je choisis pas