Pas facile de répondre à cette question. Deux d’entre vous se sont lancés. Voici leurs témoignages.
Côté fille : « je vois la vie en rose »
«Nicolas et moi, on s’est rencontré au lycée. Au début, je le détestais. Pendant un an, j’ai appris à la connaître. Et puis dans un autre cadre, au début des grandes vacances il y a un an, tout s’est déclenché. Cela a mûri pendant l’été, je me suis confiée à des copines et j’ai pris ma décision. Les premiers mois, on se disputait beaucoup, car on se testait. Maintenant, on se comprend mieux, on sait les limites à ne pas dépasser. Aujourd’hui, je suis très heureuse. On à peu près la même vision de la vie et il n’y a rien qui me dérange chez lui. Il est toujours là quand il faut et je trouve cela génial. J’espère que pour lui, c’est pareil !
je crois qu’être amoureuse m’ a ouvert les yeux et m’a aidée à grandir. Quand on est seul, on est un peu enfermé sur soi-même. À deux, on doit faire des concessions, on apprend à se respecter, on échange sur ce qu’il y a de plus important. Nous avons fait attention de ne pas partir sur notre petit nuage, dans un autre monde en oubliant tout ce qui nous entoure : la famille, les copains. Je suis sûre que cela a permis à notre amour de durer, sinon la chute aurait été brutale. Quand on est tous les deux, on fait des projets d’avenir. Construire ensemble quelque chose de solide nous paraît très réalisable, même si mes parents ne veulent pas que je m’accroche tout de suite. On va moins se voir car il part faire ses études en Belgique, mais on fera tout pour que les circonstances ne nous éloignent pas.» (Manon)
Côté garçon : «on s’est donné du temps»
«Aujourd’hui, quand je me retourne, je réalise que mon histoire avec les filles, cela a été beaucoup d’idéalisme. C’était toujours la même chose : je recherchais une passion, à chaque fois, je croyais la voir naître. J’allais souvent trop loin, parce qu’il y avait rencontre sexuelle. Je me sentais engagé, alors je fuyais. Et après, je culpabilisais. Car je me sentais obligé de trouver des réponses tout de suite : est-ce que cet amour est sérieux, est-ce que c’est le bon ?
En un sens j’étais très moral. Mais c’était une morale mal vécue. Cela a été la source de tas de trucs douloureux. Tu arrêtes une relation, tu fais très mal à l’autre, tu te fais mal. J’avais vécu une grande passion. Mais cette fois-là , c’est elle qui avait arrêté. Après, je comparais chaque amour à celui-là  : le grand amour il existe. L’accompagnement d’un prêtre m’a aidé : « au lieu de fuir, vois si cela ne peux pas marcher. » Car ce qui était commun à toutes les histoires, c’était d’exclure trop vite. Je ne voulais pas vivre à la colle, je désirais me marier. En ce sens, je croyais ce que disait l’Église. Et puis j’ai rencontré celle qui est devenu ma femme. Cela a marché parce qu’on s’est donné du temps. Il y avait entre nous une obligation de patience. On ne sait pas raconté d’histoires, on s’est reconnu faibles, avec des choses à creuser.
Pourquoi cela a réussi ? Parce qu’on a appris à se connaître, aussi parce qu’elle me tenait à distance, sur l’aspect physique, cela a fait du bien pour la clarté du contrat.
Nous sommes mariés depuis deux ans. Nous avons eu un enfant. L’enfant c’est un grand bonheur, un sujet d’émerveillement au quotidien. Cela crée un lien de fait. Aimer quelqu’un en commun.» (Pierre)
Maintenant, à vos plumes !
Posté par charlottep le 09/03/2006 18:44
et comment on sait que c'est le bon