05 juillet 2008
Notre unique obligation morale est de défricher en nous-mêmes de vastes clairières de paix et de les étendre jusqu’à ce que cette paix irradie vers les autres. .
Etty Hillesum, juive hollandaise morte à Auschwitz en 1943
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Confrontés à la mort
by
Geneviève Pasquier
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le 27/10/2006
Dans votre famille, dans votre entourage… vous avez été confronté à cette réalité de la mort : un parent, un frère, une sœur, un(e) ami(e) est mort. Quelques uns d'entre vous ont accepté de témoigner.
- Jusqu’à maintenant la mort était pour moi une abstraction. Puis ma meilleure amie est décédée : un accident de voiture. Ce jour-là , j’ai vraiment réalisé que, moi aussi, j’allais mourir un jour. (Carole)
Je vis très mal la perte de mon père. Je ressens un manque terrible et je suis partagée entre la colère et l'incompréhension. Je me pose beaucoup de questions sur mon avenir sans lui nous étions très proche et partagions tellement de choses. Tout s'est écroulé le jour où il nous a quitté. Il n'avait que 54 ans et c'était un papa en or. (Stéphanie) J'ai perdu ma grand mère il y a 3 ans. C'est dur, car pour moi, c'était ma confidente comme une amie. Elle est morte d'un cancer au poumon.(Simon) Moi ça a fait 2 ans qu’un de mes amis est mort. Je me pose sans cesse la question du pourquoi. Pourquoi lui et pas les autres? Pourquoi cet accident ?… On se dit que la vie est injuste et on ne comprends pas pourquoi elle s'en prend à un proche à nous. Il faut garder les bons moments passés en tête et ne jamais oublier ceux qu'on aime même s'ils sont partis. (Julien) Mon grand père est décédé il n'y a pas très longtemps. Ca m'a fait de la peine, mais le savoir sur son lit d'hôpital toute la journée, être obligé de subir des tas d'opération, je me dis qu'il est peut être mieux là où il est maintenant. (Frédéric) J'ai perdu ma cousine il y a deux ans et demi. Elle s'est fait renverser. Cela a été trop douloureux. J’arrive à moins y penser. Mais quand je revois ses parents ou mes grand parents, je vois tout de suite qu’ils pensent à elle rien qu’en me regardant. Surtout quand il y a une fête de famille. On ne peut pas ne pas penser à elle. (Anne)
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Posté par Christian.G le 26/11/2006 21:50
De notre vie terrestre, qu'elle soit plus ou moins longue, une chose est certaine, c'est qu'elle prendra fin...du moins dans sa forme actuelle! Dans son infinie bonté, le Christ nous a aimé le premier et c'est pour celà qu'il nous dit aujourd'hui:< Mc6,50; Mt 17,7.
Chaque jour que Dieu nous donne à vivre, dans son infinie patience, n'est-il pas un cadeau, un temps privillégié baigné de Ses grâces pour nous permettre grâce aussi à notre foi (autre don de Dieu) de nous préparer aux épreuves de la vie en général et de l'épreuve suprême: la mort?
Si nous plaçons, si nous "investissons" notre foi dans le Christ, comment ne pourrions nous pas comprendre, qu'en acceptant de mourir sur la croix pour nous racheter, Il a pris sur lui ta propre peur, tes angoisses qui te tenaillent, toi: sa mort acceptée et sa résurrection te concernent, me concernent, nous concernent tous, chacun qui que nous soyons où que nous soyons.
Avec Lui, il nous a ressuscités...(Ep 2,6) sur nous la mort n'a plus de prise! Dieu, par notre baptême nous accueille dans sa maison. Lorsque nous sommes dans une pièce de notre maison, pour gagner une autre pièce, ne devons nous pas emprunter un couloir? (le couloir de la mort?)
Jésus à fait de notre mort un couloir nécessaire pour atteindre le salon du Père sans quitter pour autant sa maison pour autant que nous désirions y demeurer.
Je considère personnellement qu'il y a notre vie (petit v) terrestre et donc limitée cette vie est comprise dans notre Vie (grand V) cette Vie qui continue notre vie par un segment: la mort, et qui se poursuit dans l'éternité auprès du Père.
Je citerai ici, Sainte Thérèse qui nous a dit dans son dernier souffle:< je ne meurs pas, j'entre pas dans l'éternité>
La mort est une souffrance pour ceux qui restent et qui sont torturés par les souvenirs et l'absence de la personne disparue. Il nous faut demander à Jésus la force de survivre par son accompagnement dans cette épreuve, offrir cette souffrance à Jésus ne restera pas lettre morte car dieu n'aime pas voir ses enfants dans le malheur.
La famille et l'Eglise ont également leur place à tenir dans le soutien des personnes en deuil.
Notre foi forte en Jésus est capable de nous faire traverser ces ravins de la mort.
Ps 22(23),4
J'ai vraiment ressenti ce que je témoigne aujourd'hui lors de la sépulture de mon papa.
Je vous exhorte à exercer votre foi dans ce sens pour que vous continuiez à grandir dans la grâce et la connaissance de jésus-Christ, notre Seigneur et Sauveur (2P 3,18)
A lui la gloire dès maintenant et jusqu'au jour de l'éternité Amen.