Une fois que tu aurais ainsi regardé leur visage comme on contemple un portrait peint par un grand artiste –un portrait saisissant, si beau qu’on dirait qu’il nous parle-, je pense que tu n’aurais plus grand chose d’autre à faire. Cela ne réglera en rien les conflits que tu peux avoir avec eux ; simplement, tu sentiras sans doute que les nœuds sont un peu desserrés et que tu respires mieux au milieu de tout cela. Ce n’est certainement pas toi qui pourras aider tes parents, si d’aventure tu découvrais qu’ils ont besoin d’aide (non ? eux aussi ?). La meilleure chose que tu puisses faire pour eux, c’est de reconnaître qu’ils sont bien ton père et ta mère, comme ils sont, défauts de fabrication compris. Alors tu pourras dire bien fort dans ta tête «c’est ma mère !», c’est mon père ! ». Je crois qu’il n’y a rien de mieux que tu puisses faire pour eux. Et ça ne m’étonnerait pas, d’ailleurs, que tu en éprouves de ton côté, quelque chose comme de la liberté, peut-être aussi de la paix, voir même, de la joie.
Si tu tenais vraiment, après tout cela, à faire quelque chose pour eux, alors je te conseille tout simplement de t’adresser à l’étranger dont on parlait à l’instant, celui qui t’a aidé à regarder tes parents comme des personnes : tu peux lui demander de prendre soin d’eux, de leurs rhumatismes, de leurs espoirs, de leurs rides, de leur désir d’aimer encore ; et je suis sûr que lui, il fera quelque chose pour eux ; et peut-être même qu’il pourra t’inspirer tel geste, telle parole, pour eux. Je pense que tu le connais déjà un peu cet étranger.
Étant gamin, il paraît qu’il n’était pas toujours facile avec ses parents ; plus tard, il a étonné tout le monde par la liberté qu’il avait vis-à -vis d’eux ; on dit qu’il n’a pas cessé de vouloir « ramener le cœur des pères vers leur fils et le cœur des fils vers leur père » (et bien sûr, ça peut se dire aussi au féminin) ; plus déroutant : il s’est trouvé des frères et sœurs absolument partout, à tel point que tout le monde se demandait qui était le père et à quoi il pouvait ressembler ; à la longue, cela a fini par poser quelques problèmes : certains ont été très  fâchés à l’idée de faire partie d’une i grande famille. La suite, je crois, en fait que tu la connais.
Posté par nico le 09/03/2006 14:12
Mes parents c'est le bonheur!je ne me dispute pas très souvent avec mes parents et quand ça arrive, ça ne dure pas longtemps. Leurs exigences, je les respecte, non pas que je leur fasse plaisir mais parce que souvent, je les trouve normales, logiques. Nous communiquons facilement, ce qui facilite notre relation.En effet, je pense que nous évitons pas mal de conflits grace au fait que nous parlons beaucoup. Je parle, ils m'écoutent pour du vrai, ils parlent et je les écoute pour du vrai. Nicolas, 18ans, binche, belgique