Dans la Bible, chacun est invité à deux attitudes apparemment opposées : quitter son père et sa mère et les honorer. D’un côté, ces paroles ouvrent à la liberté. De l’autre, elles aident à percevoir ce que veut dire vraiment «aimer ses parents».
Dans la Bible, il est dit : «l’homme quittera son père et sa mère» (Genèse2,24). Dur, dur…
En fait il est demandé aux parents de ne pas être possessifs vis-à -vis du fruit de leur amour. A l’enfant, il est demander se savoir quitter un jour ses parents. Or cet acte de quitter – un acte de séparation – correspond à ce que vient de faire Dieu en créant le monde : Dieu sépare la terre et le ciel, le jour et la nuit, les eaux d’en haut et les eaux d’en bas… les parents et les enfants. Dans cette action de quitter, il y a une manifestation de liberté, un acte d’identité.
La parabole du fils prodigue présente un père infiniment bon. Son enfant a dilapidé son argent et il l’accueille à bras ouverts. Un peu éloigné de la réalité, non!
Ce texte présente d’abord l’image du Père des cieux, capable envers nous d’un amour sans limite. Mais la foi, c’est croire en un Dieu qui dépose en nous cette puissance de compassion, de compréhension, de non-jugement, bien plus grande que celle que je déploie sans lui. Dieu dévoile en nous une capacité d’aimer proprement infini.
Quand le fils de la parabole revient chez lui, ses raisons sont relativement intéressées : il a faim. Le vrai changement de sa vie ne viendra pas de son remords qui le culpabilise, mais de la découverte de cet amour qui le guérit.
Comment la relation de Jésus à son Père peut éclairer notre relation avec nos parents?
Attention, nous ne sommes pas Jésus, nous ne sommes pas dans l’intimité du rapport du Fils à son Père. Nous ne sommes pas capables d’aimer Dieu de la manière dont Jésus l’aimait. Ce qui caractérise la relation du Père et du Fils, c’est la perfection. Nous, dans nos relations humaines, dans la relation à nos parents, nous vivons de grands moments de vérité, mais aussi de vrais moments d’absence. Jésus, lui, a tout vécu avec son Père, dans son amour, dans la plus grande confiance, dans l’abandon.
Jésus ne nous demande par d’avoir une confiance aveugle envers nos parents. Il nous demande de faire confiance à Dieu, tout au long de notre vie, y compris dans notre relation à nos parents. Il existe des parents pervers, vraiment méchants, injustes avec leurs enfants. Notre papa n’est pas Dieu ; maman n’est pas une déesse.
Comment comprendre la relation entre Jésus et son Père, quand on a pas eu ou qu’on n’a plus de père ?
C’est certainement plus difficile et plus douloureux de découvrir Dieu comme Père quand on n’a pas de père parce qu’il est mort ou absent. De même, il est plus difficile de croire en l’amour quand on n’a pas de parents qui s’aiment.
Le modèle de «Dieu-Père» n’est pas seulement le modèle paternel charnel. Des hommes pas forcément mariés ont une vocation à être père, au sens de «donner la vie, donner des raisons de vivre». Ainsi, si on appelle le prêtre «père», c’est parce qu’il transmet la vie des sacrements qui font naître des enfants de Dieu.
Quelle place tient Marie ?
C’est une superbe figure de la maternité : elle accepte d’emblée ce principe :celui à qui je donne la vie ne m’appartient pas. Marie a passé sa vie à laisser son fils partir : dès 12 ans dans l’épisode au temple de Jérusalem, jusqu’à la croix où elle lui permet d’exprimer sa détresse. Tous ce qu’elle a vécu, elle l’a intériorisé. La mémoire, l’intériorité : ce sont des réalités maternelles. Les mères connaissent le fond du cœur de leur enfant, souvent même avant qu’il ait parlé.
Ce n’est pas pour rien que l’on demande à Marie de prier pour nous. Elle connaît le cœur de son fils. Elle trouvera les mots qu’on ne sait pas trouver. Avec Marie, il y a une proximité unique, comme avec notre mère.
Posté par nico le 09/03/2006 14:12
Mes parents c'est le bonheur!je ne me dispute pas très souvent avec mes parents et quand ça arrive, ça ne dure pas longtemps. Leurs exigences, je les respecte, non pas que je leur fasse plaisir mais parce que souvent, je les trouve normales, logiques. Nous communiquons facilement, ce qui facilite notre relation.En effet, je pense que nous évitons pas mal de conflits grace au fait que nous parlons beaucoup. Je parle, ils m'écoutent pour du vrai, ils parlent et je les écoute pour du vrai. Nicolas, 18ans, binche, belgique