03 septembre 2010
Droit devant soi, on ne peut pas aller bien loin.
Antoine de Saint-Exupéry, écrivain
Évangile
(Mathieu 5, 38-45)
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Tendre l’autre joue
by
Geneviève Pasquier
,
le 21/03/2006
Bêtise, faiblesse ou héroïsme ? Tendre l’autre joue à celui qui nous frappe : une attitude qui paraît inadaptée et inapplicable. La rédaction a recueilli quelques témoignages. Et vous, qu’en diriez-vous?
- Tendre l’autre joue, est-ce de la lâcheté? Si je pose la question, c'est parce que j'ai laissé quelqu’un m'insulter, me pousser et me traiter de lâche devant une petit groupe, et maintenant je me sens très mal. Je suis partagé entre le regret de ne pas avoir répondu à son agression, et le chagrin de constater que ma conduite ne me procure aucun réconfort. Je sais qu'au fond de moi j'ai eu raison d'agir ainsi, mais je le regrette. J'ai en moi, un sentiment d'injustice. Comme quoi, une conduite juste n'est jamais bien vue. Dur, dur !(Antoine, 20 ans)

- Il faut savoir se battre. Surtout quand on est dans son bon droit. Faire comprendre à l'autre que ça suffit. D'ailleurs, cela lui rend service. Les violents ont besoin de connaître les limites. Cela les calme. C'est le seul moyen. (Grégory, 19 ans)
- Pour moi ça signifie simplement de ne pas répliquer. Dans la vie de tous les jours, si on est méchant avec moi, tout simplement je ne me venge pas. Pour moi, c'est ça tendre l'autre joue. Je passe à autre chose et je ne réplique pas à la violence de l'autre, même s'il m'attaque. (Marie, 17 ans)
- Tendre l’autre joue et puis quoi encore. Faut pas être maso. Si tu le fais, après tout le monde te tombe dessus, car on sait que tu ne vas pas résister. T’es une proie facile. (Guillaume, 17 ans)
- Moi, je crois qu’il ne faut pas prendre cette phrase au premier degré. Il faut trouver un truc qui désarçonne l’adversaire et comme ça on casse l’engrenage de la violence. Mais c’est drôlement dur et puis on n’a pas toujours la bonne idée au bon moment ! (Justine, 16 ans)
- Moi je n’ai jamais bien compris cette phrase. Je l’ai entendu à la messe quand j’étais petit. Une fois, j’avais fait une bêtise et mon père m’a donné une gifle. Je lui ai tendu l’autre joue. Il est devenu rouge, j’ai cru qu’il allait exploser. (Damien, 15 ans)
A vous la parole!
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Posté par vincentf le 13/03/2006 18:08
c'est compliqué, car on ne répond pas on passe pour un lâche devant les copains, allors..