Jésus a, à la fois une nature humaine et une nature divine, c’est invraisemblable !
Le mot «incarnation» est mal choisi. Littéralement, il signifie : «Le Verbe est dans la chair». Dieu serait à l’intérieur de l’homme, comme un locataire dans un appartement. Or ce n’est pas du tout ce que dit saint Jean au début de son évangile : «Le Verbe s’est fait chair», c’est-à -dire que tout le divin devient humain. Jésus n’agit pas tantôt en être humain, tantôt en fonction de sa nature divine. Il n’y a pas d’Incarnation si Dieu n’est pas là quand Jésus satisfait ses besoins naturels; quand il est fatigué, quand il a faim ou soif dans le désert, quand il souffre sur la croix. Dans le Jésus que les apôtres fréquentaient, il n’y a pas de «restes»: tout ce qu’est, fait et dit Jésus est l’expression du Dieu éternel et invisible. Tout ce qu’il y a dans le Père est dans le Fils, dit Jésus dans l’évangile de Jean. Et réciproquement, tout ce qu’il y a dans le Fils est dans le Père. Tout! Pas de «reste».
Cela paraît quand même bien étrange !
Dès le début de la Création, la logique de l’Incarnation est à l’œuvre. Elle est en route, car la Création s’achève dans la rencontre intime de Dieu et de l’humanité. Au premier chapitre de la Genèse, nous lisons que Dieu crée par la Parole tout l’univers et l’homme à son image et à sa ressemblance: «Dieu dit…». L’homme arrive en dernier après l’air, la terre, les minéraux, les végétaux, les animaux. Il est le lieu où tout le cosmos devient capable d’intelligence, de liberté et d’amour, où l’image et ressemblance de Dieu sont parfaites. Mais tout ce qui compose l’univers fait partie de cette image. Tout est icône du Dieu invisible. Il y a comme des degrés. Chaque étape de la Création récapitule la précédente et la mène plus loin. Le Christ est le sommet. Depuis qu’il y a quelque chose dans le monde, il est comme en gestation, en préparation. L’apôtre Paul le nomme: «L’icône (l’image) du Dieu invisible. Premier né de toute Création, car c’est en lui que tout a été créé aux cieux, sur terre, le monde visible et le monde invisible. Tout subsiste en lui» (Colossiens 1,15). L’évangéliste Jean, lui, ouvre son évangile par les mêmes mots que la Bible: «Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre...» (Genèse 1, 1). «Au commencement était le Verbe» (Jean, 1, 1).
Cela veut dire quoi, être à la ressemblance de Dieu ?Faites le lien avec la paternité de Dieu. Qui dit filiation dit ressemblance : le fils ou la fille ressemble à papa ou maman, c’est bien connu ! Jésus est le Fils du Père.
Dans le chapitre 4 de la Genèse, nous lisons aussi : «Lorsque Dieu créa l’homme, il le fit à la ressemblance de Dieu. Il les créa mâle et femelle et il les bénit (…). Adam vécu 130 ans et engendra un fils à sa ressemblance selon son image.» Être à la ressemblance de Dieu, cela veut dire avoir des traits en commun avec lui, être de la même «race» que lui. Il y a quelque chose de divin dans l’être humain et il y a aussi de l’humain en Dieu.
Si nous étions vraiment à l’image de Dieu, nous serions parfaits !
Dieu ne peut être autre chose que ce qu’il est, Dieu. Il l’est nécessairement et pourtant il l’est librement. Puisque nous sommes images de Dieu, nous avons à devenir semblables à lui librement. Nous sommes des êtres humains, oui mais, à vrai dire, nous ne sommes encore que des possibilités d’êtres humains. Pour en devenir de vrais, nous avons à rejoindre notre pleine humanité. La venue de Dieu dans l’humain continue et se fait moyennant notre liberté. La Création a un côté historique et progressif : Dieu crée finalement un être ayant le pouvoir de se créer, et notre ressemblance avec Lui est en devenir, toujours devant nous, jamais totalement acquise.
Quelle est la place de Jésus l’Incarnation ?
Depuis le commencement, le Christ est le projet vers lequel doit tendre toute l’humanité, ce à quoi elle doit parvenir. Paul l’appelle «l’homme terminé», l’homme terminal. «Comment cela se fait-il, il est déjà venu!», me direz-vous. Attention, il est déjà venu, mais l’Évangile nous dit aussi qu’il viendra. Il n’aura pas achevé son histoire tant que l’humanité n’aura pas achevé la sienne. Le dernier jour de la Création, ce sera la fin de l’Histoire, la sienne et la nôtre.
Tout est commandé, engendré par la fin, y compris le commencement. Si l’on décide, par exemple, de construire un immeuble, cet immeuble à venir, pas encore là (la «fin»), va déterminer les plans de l’architecte, la réunion des fonds nécessaires, les actions successives de tous les corps de métier. La fin commande les moyens et tout devient étape vers quelque chose d’ultérieur.
Or l’homme en chemin n’est autre que Jésus lui-même, le Jésus de la fin. «Jusqu’à ce que nous parvenions tous ensembles à l’unité, dans la foi et la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme parfait, à la taille même qui convient à la plénitude du Christ», dit Paul (Ephésiens 4,9-13).
Que signifie la venue de Jésus de Nazareth ?
Alors, me direz-vous, Jésus est juste venu faire un petit tour de piste et tout est retombé, l’histoire a continué. Non ! Car, pour les croyants, l’avant et l’après Jésus de Nazareth sont différents. Avant, Israël contemple les traits de l’image sur les Tables de la loi. Cette image reste extérieure, face au Peuple de Dieu. Déjà le prophète Ézéchiel pressent l’«après» en expliquant que, désormais, la loi ne sera plus en face, mais en nous : «Je mettrai ma Parole dans vos cœurs». La vraie coupure entre cet avant et cet après, c’est la mort et la résurrection de Jésus. Dieu se fait homme, mais va devenir le dernier des hommes, l’homme rejeté. Il assume tout ce qu’il y a en l’homme, jusqu’à sa plus grande faiblesse. L’image de Dieu devient intérieure à l’humanité et, réciproquement, l’humanité est tout entière assumée dans l’image qu’est le Christ. C’est la Nouvelle Alliance. Paul, toujours dans le chapitre 1 de sa lettre aux Colossiens poursuit au verset 18 : «Il est, lui, la tête du corps qui est l’Église». Lui la tête et nous le corps, nous sommes bien dans cette intériorité réciproque!
Posté par Assan le 16/01/2007 06:26
pour repondre a sophie...Je ne pretend pas savoir pourquoi,mais j ai une opinion la dessus...lorsqu a l ecole et on est en premiere annee,il y a d autres eleves en 6 ieme...il n y a pas que nous...A notre epoque primitive,je crois que d autre humains ou proche parent etaient loin devant nous en matiere de technologies,d histoire,d hygiene..etc...Mon point est que lorsque nous etions des singes,des etre evolues nous ont aides a grandir...dans toute les religions ces hommes sont venus annoncer ces nouvelles,mais on en a fait un instrument de pouvoir...Nietzch a dit:Dieux est mort depuis que l homme est dieu..Ces hommes etaient nos dieux,et nous leurs ''eleves''...Sais tu que l on apprend le language des signes aux singes...leur corps n est pas pret pour le language oral,mais ils savent communiquer. alors nous deviendront des dieux pour eux,loin devant en temps et en science...nous devront les controler,les proteger,les instruire dans un ''jardin'' sans aucun predateurs,et un jour,quelqu un viendra les voir au bord de la cloture,et qu arrivera il?il sauront qu ils ne sont pas seul,que celui qui fait sa ronde n est pas un dieu,qu il s ne sont plus des animaux...et ils seront chassés de leur ''jardin d Eden,et ils auront a nommer toute chose etc et tout comme nous...leur histoire commencera la,et ils serontpret a affronter leur destinees...Je sais que j ai l air athé ou alien power,mais je crois que l histoire est beaucoup plus simple qu on le croit...Et ca n enleve rien aux evenement qui se sont produit,ca ne fait qu enlever le voile que l eglise a tant essayé de tenir sur le sens de ces faits...Ca n enleve pas non plus le credit a ceux qui ont geré ou créé tout ca...je crois qu il y a dieu,et l homme,partout dans l univers, la ou le froid de l univers rencontre la chaleur d un soleil...condensation,eau,vie...le reste est une grande piece de thatre ou on specule comme on peut...pour retrouver la trace de notre passé...enchanté sophie...ne prend pas tout ca pour du cash..ce n est qu une opinion...en constante evolution...bye bye