La résurrection concerne-t-elle seulement l’au-delà de la mort? La vivons-nous déjà aujourd’hui?
Pour le théologien Joseph Moingt, elle est déjà présente dans volonté d’adhérer à la vie du Christ. Cette manière de penser la résurrection nous permet de sortir de l’imaginaire pour accueillir chaque jour ce que Dieu nous donne.
Notre imaginaire est plein de représentations de l’au-delà. Ces images nous éclairent-elles sur la résurrection ?
Dès que les premiers hommes ont mis leurs morts en terre avec des soins religieux, ils ont manifesté que quelque chose demeurait. C’est déjà une attestation de la résurrection.
Celle-ci ne se greffe pas seulement sur un événement unique dans l’histoire. Elle s’appuie sur une transcendance inscrite dans la condition humaine. Les religions qui sont apparues ensuite n’incluaient pas toutes une croyance en la résurrection. La religion juive, notamment, y a adhéré tardivement: même au temps de Jésus, ce n’était pas une croyance généralisée. N’empêche que les hommes ont toujours eu l’idée d’une survie après la mort. Il y a une sorte d’humus commun à toute l’humanité.
Comment envisager la résurrection sans être sans cesse ramené à l’au-delà ?
C’est bien le piège à éviter ! En effet, pour penser dans sa vérité ce qu’est la résurrection, il faut s’abstraire d’un regard sur l’au-delà et partir du présent. Et du même coup nous délivrer de toute l’incertitude que produit ce regard sur un au-delà impossible à entre voir. On retrouve la question posée par les Corinthiens à saint Paul : «Comment les morts ressuscitent-ils ? Avec quel corps reviennent-ils ? » (1 Corinthiens 15,35). Dès que l’on commence à y répondre, on tombe dans un nœud de contradictions. Par exemple, l’Église a longtemps interdit la crémation, croyant que la résurrection se faisait à partir du cadavre. Aujourd’hui, surtout depuis l’invention de la bombe atomique, qui pulvérise les corps, ce n’est plus possible à envisager.
Pour envisager la résurrection, nous avons à remonter en deçà de l’instant qui suit la mort et même bien avant. En effet, aujourd’hui, il est assez courant de dire que nous ressuscitons aussitôt après notre mort : c’est la thèse de nombreux prédicateurs ou théologiens. Elle a l’avantage de marquer une continuité entre notre vie présente et la vie future. Mais cela reste une projection dans le futur. C’est pourquoi nous devons rattacher la résurrection à la création de l’homme: « Il s’agit, écrit saint Paul aux Éphésiens (4,22-24), de vous défaire de votre conduite d’autrefois, de l’homme ancien qui est en vous, corrompu par ses désirs trompeurs. Laissez-vous guider intérieurement par un esprit renouvelé. Adoptez le comportement de l’homme nouveau, créé saint et juste dans la vérité, à l’image de Dieu. » La résurrection, c’est comme une re-création de la création, là où la création atteint sa vérité. Le Nouveau Testament interdit de penser que nous sommes créés pour la mort : Dieu ne crée pas la mort. Dans l’Hymne aux Éphésiens (1, 3-14), Paul nous montre que de toute éternité, Dieu nous a créés dans le Christ, qu’il nous a conçus en vue de l’immortalité pour être Fils de Dieu. Or être Fils de Dieu et ressusciter, c’est pareil.
Posté par louz le 09/02/2006 17:23
te souveiens tu de ce qu'il y avait avant ta naissance???rien.il est impossible à expliquer ou à ecrire ce rien car c'est ce en croit j'imagine la mort....nous ne serons rien mais impossible d'essayer de s'imaginer rien car l'esprit est toujours la alors inutile d'y songer....mais vous pensez à quoi vous?