Cet univers est bleu couleur de ciel. Les inventions graphiques époustouflantes, comme dans une chorégraphie. Mais l’ambiance n’a rien d’idyllique. Ni tutus roses, ni ballerines mais des menaces et des guerres à chaque coin de séquence. Le grand complot omni-présent. Les murs, bardés de technologies, ont des yeux et des oreilles. Des êtres thermo-optiques vous tombent dessus sans prévenir pour vous dépecer ou vous anéantir. Dans ces conditions, est-il encore possible de réussir la mission de la section 9 ? Voilà, pour faire vite.
Derrière ce décor de S.F, de mystérieuses forces sont au travail. Pas gentilles du tout. «La première conclusion, quand on sort de ce film, c’est que ces super-- technologies, qu’on connaît aujourd’hui, vont nous faire perdre toute notre liberté. On peut s’y noyer. Est-ce qu’après-demain, nous serons encore des êtres humains ? Des gens non-manipulés ? Non- manipulables ?» La question est de Paula, spectatrice de 20 ans. Quelle part tous ces systèmes laissent-ils à l’humain ? Notre brune Major Kunasagi, Motoko pour les intimes, partage la même constatation, lassée de devoir être régulièrement «cyber-contrôlée» pour être maintenue en activité. Elle avoue ressentir en elle une aspiration à devenir humaine, «pour connaître des sentiments, des émotions, avoir enfin la sécurité de ne pas être le produit d’un programme ou d’un piratage informatique. Voire même, l’objet de nouvelles tentatives» Son raisonnement va plus loin : elle voudrait pouvoir mourir vraiment, pour gagner son «label humain». Or mourir lui est interdit puisque son ghost peut être transplanté dans n’importe quel autre robot, sans même qu’elle le sache. Elle souhaite connaître la mort, seule preuve d’une existence vraiment personnelle et que son corps, c’est elle.
Qui peut mourir se sent vivant
Être Cyborg, c’est accepter d’être cloné et de se retrouver dans un tout autre corps. «Tu ne sais même pas qui tu es. Tu crois à un souvenir, mais il est faux ! C’est qu’on te l’a mis dans la tête». La réincarnation, quelle galère, le clonage, quel mépris pour chacun ! Notre Major est décidemment quelqu’un de peu banal, pour nous comme pour ses chefs. Ce que confirme Thibault : «Être Cyborg, c’est de la merde. Même si on est soit- disant beaucoup plus sécurisé. En fait, c’est parce que tu es fragile, que tu peux mourir que tu te sens vivant et homme» .
En fait les états d’âme de Motoko sont de trois niveaux, comme trois étages d’une fusée. Sans forcément beaucoup de liens entre eux. Le premier, c’est l’angoisse de ne pas savoir qui elle est. Plus elle réfléchit, moins elle est d’accord pour être le résultat de programmes créés par d’autres. Elle veut que sa vie en soit une ghost et shell liés. Deuxième étage : la mort a du bon. Au moins on sait ce à quoi l’on est destiné. Et la vie d’homme permet d’avoir une descendance. Ce qui est affectivement plus «consolant» que d’être transplanté dans un autre «shell». Troisième étage : finalement qu’est-ce que mourir ? Est-ce se retrouver éclaté dans un immense réseau informatique, comme le suggèrent les bidouilleurs qui l’ont programmé, ou bien autre chose…Quel mystère se cache derrière cette réalité dont personne ne revient. En fait, elle ne conçoit pas la mort comme une disparition totale. Une autre forme de vie, ghost et shell, est-elle envisageable ? Comme elle est humaine, soudain, notre belle Cyborg !
Décidemment, même les robots, de la nouvelle génération (avec le nec plus ultra d’un cerveau sous contrôle) ont une conscience, puisqu’ils souffrent de ce qui leur manque. La SF, ça donne à penser…Ils sont très forts ces…japonais de chez «Manga entertainement» !
Posté par louz le 09/02/2006 17:23
te souveiens tu de ce qu'il y avait avant ta naissance???rien.il est impossible à expliquer ou à ecrire ce rien car c'est ce en croit j'imagine la mort....nous ne serons rien mais impossible d'essayer de s'imaginer rien car l'esprit est toujours la alors inutile d'y songer....mais vous pensez à quoi vous?