J'aime l'Église parceque j'y ai ma place. Lettre d'Étienne Grieu
Tu sais, quand je vais à l’église, le dimanche, cela me permet de me souvenir que je ne suis pas tout seul, et que la vie, je la reçois. C’est pour cela que, du simple fait d’être au milieu de l’assemblée, je me sens heureux. Souvent, je ne connais pas mes voisins, mais cela ne fait rien : pour moi, ils représentent tous les autres grâce à qui je peux avancer dans l’existence. Et
si nous pouvons, malgré toutes nos différences et nos rivalités, tenir effectivement ensemble, c’est parce que cette tapisserie tient par un seul nœud : il s’appelle Jésus-Christ, je crois que tu en as entendu parler. C’est grâce à lui que je peux reconnaître en toute personne, proche ou étrangère, un frère, une sœur, quelqu’un dont la cage thoracique est battue par une pulsation régulière et fidèle, le murmure imperceptible d’une même origine. Et tout cela, parce que jésus a accepté de se placer au point où toutes nos violences convergeaient, pour rouvrir cet enfer et en faire un chemin vers Celui de qui nous tenons la vie, et que nous pouvons désormais appeler notre Père.
Faire route ensemble
Accroche-toi bien, car je vais te dire une énormité. Tu es prêt ? Voilà  : pour moi, appartenir à l’Église, c’est accepter de faire route avec des «cons». Attends ! je m’explique. Tu sais, il y a toujours des gens qu’on aime moins que les autres. Et certains… il vaudrait mieux ne pas avoir à en parler, de ceux-là … ! c’est comme ça que nous sommes tous, toi et moi, et tous les autres, des petits juges en puissance. Et des petits juges qui peuvent parfois être bien sévères, qui se permettent l’air de rien, d’envoyer pas mal de monde par dessus bord. Et en fait, je crois que cela nous fait mal : nos jugements tôt ou tard retournent leur mâchoire contre nous-mêmes. Alors tu vois, l’Église, c’est un lieu où tous ceux que je considère comme des «cons» me sont redonnés comme des frères et des sœurs : ceux sans qui je ne peux que fermer ma porte à Dieu. À partir de là , tu imagines tout ce que cela change : puis-je encore refermer un jugement sur une seule personne ? Tant que je suis dans l’Église, il y a mes voisins de droite et de gauche grâce à qui ma main, toujours prête à pointer du doigt, s’ouvre sur d’autres mains, et peut, finalement, recevoir le corps du Christ.
Et alors, au fil du temps, il se produit là -dedans un travail invisible. À force d’entendre les appels de Dieu et de les recevoir de mes frères et sœurs, ça finit par faire naître quelque chose en nous : il y a comme une joie qui s’installe, qui prend place au milieu de tous les petits et grands soucis, une joie discrète, mais têtue, et parfois même effrontée. Un jour, elle frappera plus fort, elle te dira : laisse-moi sortir un peu, un tout petit peu, je t’en prie, s’il te plaît !  Et si tu la laisses sortir une seule fois, elle te revient, les joues toutes roses, encore plus belle et pimpante, si bien qu’à côté d’elle, tous les soucis semblent bien pâles.
Tu peux lui faire confiance à cette joie. Elle a un nom, d’ailleurs : on l’appelle l’Esprit saint. Tu sais, c’est un sacré numéro, le numéro trois de la Trinité. Tu verras, il n’a pas fini de t’ étonner.
Je l’aime cette Église
C’est pour cela que l’Église, pour moi, compte beaucoup. Et parfois je suis triste de voir qu’elle est bien malmenée, et même, souvent, méprisée. Bien sûr, cette Église, elle en a vu de toutes les couleurs, et en son nom, beaucoup de crimes ont été commis. Eh bien, au moins, comme ça, nous sommes obligés de rester un tout petit peu humbles et de ne pas croire que notre appartenance à l’Église nous donnerait une assurance tous risques contre le mal. Mais si je l’aime cette Église, et si j’ai envie de contribuer à ce qu’elle vive, c’est qu’elle porte cet appel inlassable, discret et têtu comme un cœur qui bat, à reconnaître en tout autre un frère, une sœur, fils ou fille d’un même Père, et de libérer ainsi la joie qui vient de Dieu.
Posté par tanguy le 21/06/2006 15:50
je croi ke l utilité de l église est de faire un garde fou pour éviter les déviances,comme par exemple certains imams intégristes détériorent le visage de l'islam en prechant la guerre, ou comme certaines églises évangéliques par manque de cadre deviennent des sectes. mais il ne faut pas en vouloir à dieu si les gardes fous posés par son église sont trop étroits! ce n est pas l 'église, ni dieu qui sont moralisateurs, mais certains de ses membres. que la faute de l'ouvrier ne tue pas le pdg! c'est sur, l église n est plus assez "in" et elle manque de communication. à toi, maxime, de t engager comme pierre de l église. n importe quel laic ou clerc peut pour son entourage changer le visage de l'église. au lieu d'en acuser dieu, acuse toi toi meme et agis pour réparer ces travers!