Rappelez-vous il y a peu de temps, c’était la Saint Valentin. Il y a diverses raisons pour lesquelles celui-ci s’est vu occuper le 14 février dans nos calendriers.
Il y a aussi plusieurs raisons pour lesquelles ce cher Valentin s’est vu décerné le titre de «saint». Ne vous êtes vous jamais demandé par quel processus un chrétien décédé depuis parfois très longtemps accédait à ce rang ?
Monter en grade jusqu’à la sainteté
N’importe quel baptisé peut demander qu’une personne soit canonisée [canoniser : admettre une personne défunte au catalogue des saints, pour qu’elle soit l’objet d’un culte officiel]. Mais bien sûr, si la requête est simple à formuler, la réalisation l’est bien moins. Le candidat passe par tout un tas de «grades» avant d’être proclamé saint et d’avoir une place dans le calendrier (retenez qu’on le fête généralement le jour de sa mort, autrement dit de sa «naissance au ciel»). La personne défunte est d’abord qualifiée de «vénérable» et peut alors recevoir un culte local. Elle peut ensuite être béatifiée suite à une béatification, atteint alors le rang des «bienheureux» et peut faire l'objet d'un culte plus généralisé. Enfin, le saint fait, lui, l'objet d'un culte universel.
Un examen d’entrée exigeant
Tout canonisé doit remplir les conditions suivantes : être décédé, avoir mené une vie chrétienne exemplaire et avoir accompli au moins deux miracles. N’est donc pas saint qui veut ! C’est un long parcours du combattant qui fait l’objet d’une parfois très longue instruction (Jeanne d’Arc a mis cinq siècles avant de devenir sainte !).
L’évêque d'un diocèse réalise d’abord une enquête, avec témoignages et preuves (sur son martyre éventuel, ses vertus chrétiennes, les miracles accomplis) comme dans un véritable procès. Une fois cette étape terminée, le dossier part à Rome où il est examiné par la Congrégation pour les causes des saints, composée d’évêques et de cardinaux qui vont examiner chaque pièce du dossier à la loupe, faisant même intervenir une sorte d’avocat qui aura pour mission de passer en revue tout ce qui pourrait empêcher le candidat de parvenir à la sainteté. Enfin, le dossier est remis au Pape à qui revient l’ultime décision. Une fois saint, un culte public en son honneur est autorisé. Ceci passe par l’exposition d’images et de reliques dans les églises, ainsi que la possibilité d’être choisi comme patron, non pas d’entreprise bien sûr, mais de personnes ou de paroisses. Ainsi s’achève le chemin sinueux qui mène à la sainteté…
Posté par JeanBaptiste le 13/04/2007 19:41
Je pense qu'au contraire les saints sont très importants de nos jours car la société dans laquelle on vit n'a plus aucun repère, et les vraies valeurs sont déformées. C'est pourquoi l'exemple des saints est indispensables aux chrétiens (et aussi aux autres) : ils nous montrent pleins de manières de témoigner de sa foi et de la mettre au servise des autres.
Et d'ailleurs, même si certains sont très anciens, leurs valeurs chrétiennes sont les mêmes que celles de l'Eglise d'aujourd'hui, et on peut toujours s'en inspirer...