01 decembre 2008

Le cœur a ses raisons que la raison ne connais pas.
Blaise Pascal
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C comme

by Croire jeunes ,  le 28/02/2007

Carême

(du latin quadragesima [dies] "le quarantième [jour]" avant Pâques)
Période de quarante jours pour préparer Pâques. Le temps du carême nous est offert pour raviver notre foi, pour vivre un retournement, pour regarder l’autre et Dieu, au lieu de se préoccuper d’abord de soi-même. Tournés vers Dieu, nous sommes invités à laisser sa Parole nous travailler, à être avec les autres comme il est avec nous par la prière, le jeûne et l’aumône. Ce temps nous est proposé pour nous réveiller, nous bousculer dans nos routines. Nous sommes peut-être installés dans une pratique, des habitudes, des rythmes qui ont besoin de se laisser transformer. Le carême est un temps propice aux changements.

Cathédrale

La «cathédrale» est un édifice qui possède une «cathèdre», siège réservé à l’évêque du lieu. C’est l’église de l’évêque, il y préside les célébrations, symbole de son autorité et de sa triple sa mission : enseigner par l’annonce de la Parole de Dieu, sanctifier par la vie sacramentaire et gouverner comme un pasteur responsable, au nom du Christ. La cathèdre est placée dans le chÅ“ur, sur le coté pour être vue de tous.
Voir aussi : basilique, église

Cendres

Dans l’Ancien Testament, les cendres représentent le remords, la faiblesse de l’homme. L’Église propose ce rite symbolique, le mercredi précédant le premier dimanche de carême. Nous nous remémorons que nous venons de la terre, avec nos limites, nos pesanteurs, nos fragilités. Dans le regard de Dieu nous pouvons vivre tels que nous sommes, marqués par les faiblesses humaines mais capables de nous laisser transformer par Dieu. Dieu ne nous laissera pas dans le néant, nous abandonnant à la poussière, sans vie. Il nous rassemble dans le peuple des sauvés pour vivre pleinement.
Les cendres que l'on utilise pour la célébration sont faites en brûlant les rameaux du dimanche des rameaux de l'année précédente.

Cierge pascal

Le cierge pascal est allumé à ce feu, puis porté solennellement en procession à l’intérieur de l’église tandis que le prêtre célébrant proclame trois fois à voix forte «lumière du Christ». Après chaque proclamation tous répondent «nous rendons grâce à Dieu» et allument leur cierge les uns aux autres, en partant du cierge pascal. Ce cierge rappelle celui donné à tout baptisé le jour de son baptême. C’est la lumière du Christ qui éclaire la vie du chrétien, la flamme de l’amour, de la vie du Ressuscité qui s’entretient et se transmet. Une flamme appelée à se communiquer…
A cette lumière sont lus plusieurs textes de l’Ancien Testament rappelant l’Alliance entre Dieu et les hommes depuis l’origine, Alliance réalisée complètement par Jésus le Christ, Dieu et homme, et dans laquelle nous sommes appelés à participer aujourd’hui.  La Résurrection éclaire toute cette histoire et permet de la comprendre comme la réalisation du désir de l’amour divin pour tout homme. Sur le cierge pascal, le prêtre pratique une incision avec un stylet, en forme de croix. Au-dessus de cette croix, il écrit la première lettre de l’alphabet grec «α» et au-dessous la dernière «φ» et entre les bras les quatre chiffres du millésime de l’année en cours. Une façon encore de manifester que le Christ, origine et fin de tout, est la lumière qui va éclairer cette année de façon particulière.
Traditionnellement, au cours de la veillée pascale sont baptisés les adultes catéchumènes qui ont cheminé tout au long du carême.

Communion des Saints

La communion des saints, c’est une histoire de famille. Certains sont «tout le portrait de leur Père». Pour d’autres, la ressemblance est moins voyante mais, si on est attentif, il y a toujours un petit quelque chose.
Nous trouvons des visages familiers: la Vierge Marie, les apôtres, les saints du calendrier, ces fondateurs qui ont vraiment vécu l’évangile de façon exceptionnelle. De génération en génération, on se raconte leur histoire, on est fier d’être de la même famille, celle des enfants de Dieu. Parmi eux, ceux dont nous portons le nom, nos « parrains » dans le ciel qui nous montrent le chemin, nous servent d’exemples. Nous nous adressons facilement à eux comme nos porte-parole auprès de Dieu.
Nous voici «nous tous ici rassemblés», tous issus d’un même Père,  tous ceux qui de génération en génération ont transmis la vie de Dieu. Ces proches souvent très ordinaires,  mais attentifs à regarder autour d’eux ,à soulager la misère, à être artisan de paix et témoins d’espérance. Religieux, prêtres ou laïcs, célibataires ou mariés, jeunes ou vieux, tous ceux qui dans la discrétion ont apporté et vécu la Bonne nouvelle de Jésus Christ.
Comme dans toute grande famille, certains se sont éloignés : déménagement, voyages, travail,  événements douloureux. Absorbés par la facilité matérielle ou laissés-pour compte, ils en ont oublié le chemin de la maison. Qu’on les rencontre autour de nous ou dans les prisons, adulés ou blessés, ils ne voient plus briller la petite lumière de la vie au fond du cÅ“ur. Leur place laissée vide nous attriste et nous devons chercher sans relâche  comment leur faire parvenir l’invitation à notre fête.
Mais la famille ne s’arrête pas là, elle ne demande qu’à s’agrandir. Et il y a aussi «tous les morts dont seul Dieu connaît la foi» et à qui il ouvre grand les bras, même s’ils ne connaissent pas encore.
C’est une famille qui a du souffle. Un souffle parfois violent et déconcertant, qui s’infiltre dans les lieux les plus inattendus. Le souffle de l’Esprit de sainteté qui ne s’épuise jamais.

Crèche

C’est au XIIIe siècle que se développa la tradition de la crèche. En décembre 1223, François d’Assise imagine une «crèche» vivante du nom de la mangeoire pour animaux qui sert de berceau à Jésus, pour faire partager à tous la réalité concrète de cette naissance. Une façon d’annoncer l’évangile dans sa pauvreté et sa simplicité. Jésus, Marie, Joseph, les anges et les bergers, les mages et même un bÅ“uf et un âne. Dans le midi de la France, on ajouta les santons, personnages de la vie quotidienne, des «petits saints» qui rappellent à chacun ce qu’il est appelé à devenir.

 
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