Impossible de ne pas être scotché à son siège au début de ce remake réalisé par Peter Jackson en 2005.
Pas question de se priver du nouveau film de Peter Jackson, dont «Kong» est le King. Pur bonheur d’effets spéciaux et d’images composées, histoire qui prend le temps de se dérouler, avec un avant, un milieu et une vraie fin. Triste d’ailleurs. On s’attache à ce King là , mine de rien!          Â
Car l'émotion est là , omniprésente. Intense. Dans la nuit et le brouillard, la sonde qui ne descend plus, l'échouage sur les rochers de Skull Island hauts de plus de cent mètres, les hurlements du vent et la peur. L'accueil par des êtres symboliques d'une sous-humanité à la Tolkien, les poursuites dans la forêt aux cent mille feuilles... Les décibels des cris énormes du Kong tout en pixels ...
Une émotion chassant l'autre, le noeud est la relation entre Ann Darrow, l'héroïne, toujours de soie beige vêtue et chaussée de talons aiguilles, avec le gorille grand comme un immeuble, Ann ayant la taille de son petit doigt. Comme le dessert fait oublier l'apéritif, la violence fait place aux sentiments. La Belle de Jackson n'est plus une victime terrorisée, comme dans le film de 1933, ni même mal dans sa peau, un brin vulgaire comme dans celui de 1976, Cette Ann là est toute en finesse et harmonie. Elle se rebiffe pour se faire respecter. Imagine et comprend que le Kong peut s’intéresser à elle autrement que pour en faire un zakuski craquant sous sa dent. L’un et l’autre s’apprivoisent pudiquement au cours d’un jeu subtile allant du «même pas peur de toi» au «regarde comme je peux te protéger». Du «je suis une artiste de music hall» au «Tremble, je crie plus fort que toi». La confiance qui s’installe grâce à un jeu de relations. Chacun peut le décrypter à sa guise. Finalement une complicité qui durera jusqu’à la scène finale, au point que parfois on se demande qui est le plus cruel ou même qui est le plus humain du gorille ou des affreux civilisés chasseurs de gorille. Très écolo ce film !
Et le chagrin qui s’installe quand l’un et l’autre comprennent qu’ils vont devoir se quitter. Des scènes violentes et folles de tendresse. Ann qui cherche à lui dire qu’il n’est pas seul dans la vie et devant la mort. Kong qui hurle sans trouver les mots. Un vrai conte pas si naïf!
Que pensez-vous de ce film?
Posté par charlottep le 19/01/2006 13:47
Bof, ces histoire de singe, gros nounours.......