Faustine a 15 ans et vit en Bourgogne. Elle est en classe de seconde. Depuis longtemps elle écrit pour elle : petits textes, poèmes… et bien sûr elle a son blog. Écrire lui permet de s’évader, de donner forme à ses rêves, de sortir du quotidien.
Puis un jour, en gare de Berlin où elle attendait un train, le
déclic. Elle décide de se lancer dans l’écriture d’un roman avec comme point de départ «deux filles qui prennent un train dont la destination bascule dans un autre monde». Et c’est le début de l’aventure. Elle puise son inspiration dans ses lectures : Harry Potter, le Seigneur des Anneaux, le monde de Narnia. Les «fantasy» la fascine, car «il nous sort de l’ordinaire», confie-t-elle. L’histoire se construit au fil du temps, entre ses 11 et 14 ans: «je ne savais pas la fin que je voulais donner, mais je continuais à avancer». Le résultat : un livre de 176 pages qu’il a fallu reprendre une fois le point final posé pour lui donner une cohérence de style.
Les personnages
Deux héroïnes de 25 et 26 ans doivent faire face à toutes sortes d’aventures pour sauver le monde imaginaire dans lequel elles ont été plongées. Pourquoi deux jeunes adultes et non pas des adolescentes? Pourquoi deux sœurs et pas des amis? Pourquoi deux filles et pas un garçon et une fille?… Ma liste des «pourquoi» aurait pu se poursuivre. Mais la réponse de Faustine était la même : «cela m’est apparue comme une évidence» sans autres détails superflus. Seule la réponse à la question «Pourquoi deux filles» trahit son âge : «parce que je peux plus facilement imaginer leurs réactions, je connais mieux leurs réactions». Les traits de caractères des personnages réels et imaginaires sont composés en mélangeant ceux des personnes de son entourage : «je ne voulais pas qu’ils ressemblent à quelqu’un que je connais».
Les noms des tribus et des lieux : un mélange de syllabes dont la consonance lui plaît.
Son entourage est-il étonné par cette publication ? Selon ses dires «non, parce qu’ils savent que j’écris depuis longtemps». Ses amis l’ont-ils lu ? «Ils débutent car le livre vient de paraître». Ce livre rencontrera-t-il un public? Déjà quelques bonnes surprises pour Faustine : un club de lecture d’un collège d’Obernai en Alsace l’a mis dans ses propositions de livres et un illustrateur belge a comme projet d’en faire une BD, rien que cela.!
Et maintenant ?
Elle se lance dans la rédaction d’un second livre. Combien de temps cela lui prendra-t-il ? Faustine n’en sait rien. Par contre ce qui est sûr c’est que cela ne sera pas une suite du premier. Elle affirme qu’il sera plus ancré dans la réalité, mais dans la foulée elle ajoute : «l’intrigue se situera dans l’univers médiéval avec beaucoup d’éléments sur l’alchimie». Quand le surnaturel revient au galop !
Son avenir, elle le voit plutôt dans le monde des arts (elle a dessiné la couverture de son livre) ou de l’écriture. L’an prochain c’est sûr, c’est première littéraire.
Bonne route Faustine.
Découvrir le livre et se le procurer: >> cliquez ici
Posté par sonias le 12/02/2007 23:12
cette critique n'encourage ni le lecteur ni l'auteure ...dommage...après une interview fructueuse!
critiquer; si l'on en croit la racine grecque "krinein" signifie: juger avec discernement...or, dans l'analyse faite de la Menace Ange, on sent une perpétuelle contradiction entre des remarques bienveillantes voire condescendantes d'une adulte à une jeune artiste, et par ailleurs une méprise de tout ce qui fait l'originalité de l'imaginaire de l'auteure. Celui-ci est évidemment habité et enrichi par les multiples lectures de cette jeune auteure, comme elle le reconnait dans l'interview de Geneviève Pasquier. Il ne s'agit donc en rien d'un quelconque plagiat des livres cultes du style Fantasy.