Deux sœurs caractérielles se retrouvent responsables de la survie d’un peuple dans un monde inconnu dont elles ne soupçonnaient pas l’existence.
Certains adolescents nous surprennent par l’étendue de leur imagination et par la justesse de leur pensée. On a ainsi vu fleurir d’excellents romans écrits par de jeunes lycéens. Faustine Delaporte-Richard a à peine entamé ses études secondaires qu’elle publie déjà son premier roman, à tout juste 15 ans. Elle nous projette dans un univers de fantasy et nous invite à suivre les aventures de deux sœurs perdues dans un monde magique, inconnu et étrange.
Ce serait pas le frère de Frodon là -bas ?
S’inspirant largement du Seigneur des Anneaux, de Harry Potter ou encore de Narnia, la jeune romancière n’invente rien, ou du moins pas grand chose. Les personnages, pourtant issus pour la plupart de son imagination, ressemblent à ceux que l’on a tous déjà côtoyé dans nos lectures ou nos sorties ciné. Anges, elfes, créatures difformes pareilles aux orques et pâles figures à la chevelure bleue, ils peuplent déjà tous notre esprit. Quant aux noms et à la langue de ce monde parallèle, elle fait écho à l’elfique parlé par Legolas ou autre éphèbe du fameux peuple immortel. Enfin, notons que les sœurs parviennent au nouveau monde par le train, nous rappelant vaguement un certain Harry…
Des personnages flous
Qu’en est-il de l’histoire ? Et bien elle reste un scénario relativement bien mené. L’itinéraire de nos deux héroïnes est parsemée d’évènements rigoureusement relatés, et relativement cohérent. On a cependant du mal à rentrer dans cet univers. Les deux jeunes femmes censées avoir atteint la majorité depuis plusieurs années parlent encore comme des adolescentes en pleine crise. Le caractère incomplet de leur relation ainsi que de leurs personnalités respectives empêchent de s’y attacher et de s’inquiéter de leur sort. Malgré cela, Faustine nous étonne et nous séduit par la richesse de son vocabulaire, même si certaines tournures de phrases trahissent son jeune âge. Avec de telles capacités à 15 ans, on se dit quand même qu’elle est destinée à de grandes choses.
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Posté par sonias le 12/02/2007 23:12
cette critique n'encourage ni le lecteur ni l'auteure ...dommage...après une interview fructueuse!
critiquer; si l'on en croit la racine grecque "krinein" signifie: juger avec discernement...or, dans l'analyse faite de la Menace Ange, on sent une perpétuelle contradiction entre des remarques bienveillantes voire condescendantes d'une adulte à une jeune artiste, et par ailleurs une méprise de tout ce qui fait l'originalité de l'imaginaire de l'auteure. Celui-ci est évidemment habité et enrichi par les multiples lectures de cette jeune auteure, comme elle le reconnait dans l'interview de Geneviève Pasquier. Il ne s'agit donc en rien d'un quelconque plagiat des livres cultes du style Fantasy.